mercredi 29 février 2012

Perspectives parisiennes


Avant de passer trois ans en Suisse, j'ai toujours vécu en région parisienne. Je n'ai jamais habité Paris jusqu'à maintenant, mais Paris faisait partie de mon quotidien - j'y ai fait mes études, j'y ai travaillé, j'y ai passé des soirées entre amis. Mais maintenant que je suis Parisienne pour de vrai, je me rends compte que je ne connais pas la ville - j'ai toujours fréquenté les mêmes endroits, et j'ai surtout eu un rapport utilitaire à la capitale.

En feuilletant le Routard que je me suis acheté (!) je constate l'ampleur de mon ignorance. Et j'ai bien envie de me rattraper - contempler la splendeur de Paris avec un regard neuf.













C'est décidé, l'errance sur le pavé parisien est mon nouvel objectif. Vaste programme.

samedi 25 février 2012

Arriba, arriba !

Pour clore sur le sujet du carnaval de Paris, je voulais juste ajouter quelques photos sur l'un des aspects les plus frappants : la forte présence des communautés boliviennes et péruviennes dans le défilé. Il faut l'avouer, si les danses étaient assez limitées, les costumes étaient magnifiques !























vendredi 24 février 2012

Faces de Carnaval

C'est en Suisse que j'ai véritablement pris plaisir aux joies du Carnaval. Tous les ans, nous avons apprécié l'énorme enthousiasme collectif dans le tout petit village où nous vivions, avec démonstrations effrénées de sorcières folkloriques et distribution de vin chaud. Souvenez-vous ! c'était ici...

Le week end dernier, j'ai découvert que les Parisiens aussi ont leur Carnaval. Et à voir le monde venu participer à la fête, j'étais sans doute la dernière à être au courant.













Des sourires radieux, des rythmes endiablés, et beaucoup d'énergie ! Si le spectacle était assez bref, si certaines démonstrations étaient rudimentaires, la bonne humeur était palpable et contagieuse, communiquant à tous beaucoup de chaleur en ce dimanche d'hiver.

mardi 21 février 2012

La beauté de la page blanche

Pourquoi ce blog ?

Deux raisons simples, triviales, essentielles : un élan de changement, et l'envie d'écrire.

Certains connaissent le blog que j'ai alimenté pendant deux ans, lors de mon séjour en Suisse, jusqu'à l'automne dernier.

Pourquoi l'interrompre ?

J'ai longtemps, longtemps hésité sur la décision à prendre : mon départ de Suisse et ma nouvelle vie impliquaient-ils nécessairement de tout repenser, ou le compromis était-il possible ? Le changement pouvait-il s'appréhender dans la continuité, ou devait-il se concevoir dans la rupture ?

Il est difficile de tourner le dos à ce que l'on a construit, chéri, bâti de ses mains, pour contempler le vide. J'avais de la peine à l'idée de laisser partir dans les oubliettes ces mots assemblés, ces images choisies ; ces heures d'application têtue et ces liens ténus mais précieux avec mes quelques lecteurs. Pour être honnête, cette indécision était significative, j'avais du mal à prendre le virage de ma nouvelle vie.

Et puis voilà, ça ne collait pas. Le compromis ne tenait pas la route. L'idée de base de ce premier blog, c'était de raconter l'expérience de l'expatriation en Confédération Helvétique. Petit à petit, il s'est mis à toucher à tout, au fil de voyages multiples, au gré de mon bon plaisir mais aussi au détriment de sa cohérence.

Partir de Suisse, c'était l'occasion de remettre les choses à plat. Mais que restait-il sur la table ?

En enlevant la Suisse, il restait l'Ailleurs. J'ai lutté avec cette idée, tourné le puzzle dans tous les sens, cherché un nom et un concept. Envie d'ailleurs, parfum d'ailleurs, la tête ailleurs, ailleurs exactement ? Les poncifs s'accumulaient, le sens s'effritait. Etait-ce vraiment un blog de voyage que j'avais en tête ? Voilà qui semblait un mauvais départ, si l'on considère que commencer un nouveau job en France signifie renoncer à ses vacances pour un moment...

Alors, se taire ?

La tentation est forte. Ce n'est pas comme si je m'ennuyais dans cette nouvelle vie. Ce n'est pas comme si mon lectorat s'était lancé dans une grève de la faim collective pour protester contre mon silence. Vue sous cette angle, l'idée de la vanité de la démarche exerçait un puissant pouvoir d'attraction...

Oui mais voilà, le manque se faisait entendre d'une petite voix fluette et néanmoins opiniâtre. Le manque de toutes ces photos que je ne prenais plus, le manque de tous ces mots que je n'écrivais plus, le manque de tous ces moments que je ne partageais plus...

Mais alors, sur quoi bâtir ? 

Que faire de la page blanche ? Que dire de soi lorsque tout est en chantier ?

J'ai renoncé à adopter un thème, j'ai pris le parti d'une attitude. J'ai fait le choix de l'étonnement.

Derrière la niaiserie de la formule, une certitude : la curiosité n'est pas un vilain défaut, et le quotidien peut être une source d'émerveillement. Il suffit de porter le bon regard. Je voudrais que ce blog m'aide à développer cette aptitude, me donne l'opportunité d'envisager les choses sous un certain angle - voir la vie du bon côté, et saisir au vol la beauté de l'instant.

C'est la raison pour laquelle j'aime tant la photo. Pour moi, c'est une discipline et une philosophie, une dynamique positive face au quotidien - celle qui vous pousse à débusquer des pépites dans une mine de charbon, à dissiper la grisaille pour sentir la chaleur d'un rayon de soleil. Nul n'est besoin d'un sujet sublime pour faire une belle photo - la beauté peut vous surprendre au coin de la rue et se niche dans les détails...

Ce blog est donc un regard, un carnet d'observation, et peut-être l'occasion de contempler la vie avec un peu plus de sagesse, mais sans prétention aucune... Je trouve que ce sont des idées qui s'incarnent assez bien dans la figure de la chouette, humble contemplatrice au regard rond et sympathique.

Oeil-de-Chouette : un nouveau nom pour une nouvelle vie. J'espère être capable de prendre cet envol - en tout cas, cela mérite d'être tenté.