jeudi 14 juin 2012

Un temple peut en cacher un autre


En Asie en général, on visite des temples. Beaucoup de temples. Parfois jusqu'à la saturation.

En Chine, la découverte des lieux sacrés nous a réservé plus d'une surprise... Voilà une petite sélection de mes principaux étonnements.

Taiyuan, au coeur de la province du Shanxi - le temple de Jinci. Il faut une longue marche à travers un temple boisé pour accéder à un site rempli de mystère. On y traverse un Pont Volant, après être passé à travers la porte du Paysage pur et toisé le regard immobile de gardiens de métal. On parvient enfin au sanctuaire qui compte parmi les plus précieux de la Chine : le temple de la Sainte Mère, dédié à la génitrice du fondateur de la dynastie Zhou, rempli de la présence silencieuse de statues de terre cuite grandeur nature de l'impératrice mère entourée de ses servantes et protégé par d'inquiétant dragons de bois enserrant les colonnes de leur corps puissant.



Datong, à quelques kilomètres de la Mongolie intérieure, grottes de Yungang. 21 grottes renferment le plus bel ensemble de sculpture bouddhique sur pierre de Chine, datant du Ve siècle. Les statues de Bouddha (assimilé à l'empereur Wencheng) surplombent le visiteur de toute leur monumentalité et leur regard immobile et brillant plongent dans l'éternité. Frisson garanti.




Région de Datong toujours, monastère suspendu de Hunyuan.  Bâti au VIe siècle, il défie le vide, cinquante mètres au-dessus d'un torrent, face au mont Hengshan - et l'on tremble en escaladant les passerelles mouvantes qui relient les différents bâtiments qui le composent...




Xi'an, capitale du Shaanxi (avec deux "a" cette fois-ci,  ne pas confondre avec le Shanxi). Un temple se découvre au détour d'une ruelle du quartier le plus animé du centre-ville. Première  surprise : c'est un havre de calme et de verdure dans ce dense environnement urbain. Deuxième surprise : le temple est en réalité... une mosquée.



Pour finir en apothéose : Pékin, le temple du Ciel, haut lieu du pouvoir impérial, édifié au XVe siècle. D'emblée, ce ne sont pas les proportions qui étonnent : le temple du Ciel est plutôt petit, et la salle intérieure est carrément minuscule. Pourtant, ce temple jouait un rôle bien particulier. Seul l'empereur y officiait, et sacrifiait au Ciel lors du solstice d'hiver et de la première lune. Il y rendait compte de la bonne gestion politique de l'Empire, dont dépendait le renouvellement de son mandant céleste... Etonnant ce pouvoir d'ordre divin mais point absolu... Constitué à l'image du ciel, le temple de forme circulaire repose sur une enceinte carrée, représentant la terre - traduisant ainsi dans son ordonnancement l'ancienne cosmogonie chinoise.





Surprenantes, ces couleurs, n'est-ce pas ? Il y en aura plus dans mon post de demain.




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